Flashlight.

The child Fly And dry and Dry Your eyes.

19 mars 2010

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Index des artistes: ici .

 

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THE GENTLE WAVES

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" If I could learn to lie
And never show my pride
I'd be just like the rest
Be someone I detest
"


The Gentle Waves, OVNI des 90's. Si le projet de la jolie Isobel Campbell s'impose sur ce blog, c'est pour le décalage temporaire qu'il procure: volontairement simpliste (voix fragile, arrangements de studio ou instruments à vent), on pourrait se croire tout droit reparti pour les années Nouvelle Vague. C'est doux et lancinant, c'en est certes un peu déroutant mais c'est aussi, d'une certaine façon, extrêmement charmant. Voilà pourquoi je le classe dans la catégorie des OVNI et mieux, il mérite sa place dans la grande famille des oldies (hé quoi, 1999!). Belle and Sebastian, dont elle a longtemps fait partie en tant que violoncelliste, collaborèrent à son album The Green Fields Of Foreverland, et c'est non sans déplaisir que je réécoute le très désuet et presque niais Tree Lullaby, qui n'en est pas moins une étrange et ensorcelante comptine. En somme, pour les nostalgiques comme moi des années Anna Karina, on peut trouver un quelque chose à l'écoute de cet univers que certains classeront comme twee.

 

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EP: The Green Fields of Forever Land / Swansong for you
Label: Jeepsters Records
A écouter: Sister Woman / Tree Lullaby / Evensong

 

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SEAMONSTER

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Chanson sensation de Mars pour mon lecteur mp3: Seamonster et son titre phare Oh Appalachia: une fois écouté et caressé du bout des tympans, impossible de s'en défaire. Adrian Todd Webb est un de ceux qu'on appelle des artistes (ou encore des rêveurs productifs): outre la musique, il publie des articles, dessine à ses heures perdues des comics et nous sort dans la foulée son album Two Birds, agrémenté d'un These Bones rempli de (plus ou moins bons) remix. Mais Adrian n'en est pas à son premier jet musical puisqu'il signe là un side project en parallèle avec son autre groupe, Fox Hands. Comment retranscrire assez fidèlement l'univers de Seamonster en le rangeant dans ces petites cases-catégories de la musique? Une sorte d'électro-pop parasitée et riche, qui s'éloigne quelque fois aux confins de la pop-folk illuminée (comme avec le titre Balloonhead part two). Sur une piste, une bonne vingtaine de sons savamment distribués entre instruments conventionnels et bruits fantaisistes, le tout caché derrière un rythme qui emporte et transporte, comme l'illustre si bien le clip, sur une plage envahie d'amis.

(myspace)


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EP: Two Birds
Label: Gold Robot
trong>A écouter: Oh Appalachia / Ballonhead Part Two / The Philosophy of Andy Warhol (Visions of Trees Remix)


° A savoir: Adrian tient un site web regroupant ses comics, sa musique et son blog ici, où vous pouvez même acheter ses créations via Etsy.

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18 mars 2010

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THE OCTOPUS PROJECT

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Je faisais remarquer hier soir que tous les bons groupes semblaient happés par Austin, Texas. C'est vrai quoi, regardez: une tournée = Austin, TX. Un festival génial = Austin, TX. Octopus Project = Austin, TX. The Octopus Project, outre le fait qu'ils viennent de la patrie hautement mystérieuse du rock n' roll et des Stetson, portent bien leur nom: pas moins de quatre membres (Josh Lambert, Toto Miranda, Yvonne Lambert et Ryan Figg) qui sur scène s'échangent leurs instruments comme si hé, c'était super fastoche de savoir en jouer trois chacun. Sur une forte base electronica s'ajoutent au milieu des boucles de synthé des guitares saturées & basses espiègles encadrées par un rythme soutenu, la plupart du temps sans aucune voix, le theremin remplaçant celles-ci. Une sorte de milk-shake joyeux d'electronica-noise-rock-experimental difficile à classer,  surtout quand ils s'aventurent dans la musique Nintendo (comprendre: synthé kitsch à la Mario comme dans leur morceau Truck). Tout au long de leur parcours (plus de 10 ans, l'air de rien), ils amassent les récompenses et les albums, le tout sans décevoir. The Octopus Project c'est avant tout un peu fou, comme l'atteste leur univers graphique dont je suis absolument sous le charme... tellement que je vous laisse avec deux clips.

(myspace)

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EP: Identification Parade / One, Ten, Hundred, Thousand Million / Hello, Avalanche
Label: Peek-a-Boo
A écouter: The Way Things Go / Wet Gold / Rorol

 

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16 mars 2010

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DENT MAY & HIS MAGNIFICENT UKULELE

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" When you were mine
You were kinda sort of my best friend

So I was blind (so blind)
I let you fool around
"

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Il fait incroyablement beau. Et que vous soyez d'accord ou pas, soleil = ukulélé. Tout à fait. Le ukulélé (le mien s'appelle Brownie Boy en ce moment) est joyeux, pratique, insouciant et pur. Et c'est donc pour ces raisons que ça fait presque 7 mois maintenant que j'aime un garçon un homme, 6 qu'on s'embrasse et 3 que l'on vit ensemble, oui, tout ça grâce à un ukulélé et son propriétaire: Dent May. Alors hop, vous allez rencontrer ce song-writer aux allures de nerd chétif et binoclard. Sa découverte est un pur accident du hasard: en route à la Flèche d'Or avec Pia pour voir The Original Folks, cette deuxième partie nous tombe subitement sur les bras via nos oreilles et ces deux musiciens qui oscillent entre ringardise assumée et désinvolture sautillante.  Ce qui devait arriver arriva, on se mit à danser (et la bière dégueulasse n'y était pour -presque- rien) au son entrainant de la voix grave aux montées aigües incroyablement justes de Dent May, ses la-la-la nonchalant possédant une classe folle. Malheureusement, il reste un vestige de notre péripétie, cachées derrière la Mystérieuse Fille à Lunettes: ici. Et, quelques mois plus tard, je rencontre celui qui est maintenant mon partenaire-attitré-pour-danser-le-disco grâce à ce même Dent May, puisqu'il s'avère que mon partenaire-attitré-pour-danser-le-disco n'était autre que son distributeur en France (et qu'il était très beau). Résultat: deux amoureux de plus dans le monde. Merci Dent May, merci le ukulélé, je serais presque tentée de dire Bonne Année mais faut pas pousser, cet article est déjà assez long et subjectif.

Pour en revenir à l'artiste, ces péripéties résument bien ce que véhicule sa musique: de la joie, des instants, des rires et des ballades de bonne humeur, le tout enveloppé de ce côté rétro (parfois presque ringard comme dans le clip Howard, mais c'est bien ça qui est charmant). Si vous voulez rencontrer votre future moitié qui saura, j'en suis sûre, sautiller parfaitement sur du disco mais aussi du fox-trot, trimballez ses chansons partout avec vous et... dansez!

(myspace)

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EP: The Good Feeling Music of Dent May & His Magnificent Ukulele
Label: Paw Tracks
A écouter: When You Were Mine / Howard / You Can't Force a Dance Party

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Vous pouvez me retrouver sur Twitter: ici.


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THE PLEASURE SEEKERS

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'' Baby come on over,
come on over to my side
well I may not live past twenty-one
but WOO!
what a way to die!
"


Le casse-tête: comment vous parler d'un groupe qui ne vécut que 5 ans  dans les 60's, dont les albums sont maintenant quasiment introuvables et donc (suite logique) très peu présents sur le net? Pas facile. Mais tout comme Tarantino a su redonner leur gloire à des groupes obscurs au demi-succès jamais vraiment reconnu, je vais essayer avec un seul morceau de ressusciter pour vous ce "all-female garage rock band" familial: plus pour le plaisir qu'autre chose (en vrai j'adore ça). Les soeurs Quatro, aiguillées sur la voie de la musique par leur père et leur frère, montent ce projet qui compte parmi ses membres celle qui sera ensuite la seule représente féminine mondialement connue du glam rock: Suzi Quatro. Au moment de leur explosion à Detroit, Patti Quatro est agée de 17 ans et Suzi de... 15. La grande classe quoi. Comme les extraits de paroles vous l'indiquent, oui, c'est du rock n' roll, et puis rien d'autre (du moins pour cette formation là, après le départ de Suzi on se dirige vers le heavy et un autre nom de groupe, mais ça c'est une autre histoire). Le but de tout ça? Au fond, surtout de vous donner une musique de plus à ajouter à votre BO personnelle pour celles et ceux qui rêvent de prendre la route dans un cabriolet en faisant des doigts à tout le monde y compris les arbres, une bouteille de bière entre les cuisses et la mer pour destination. Ouais je sais, la grande classe je vous dis.

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Singles: Never Thought You'd Leave Me / Light of Love
Label: Hideout / Mercury Records
A écouter: la vidéo qui suit

° A savoir: Reprise par The Mummies, la chanson What a Way to Die devient garage punk. L'interprétation vaut le détour, ne serait-ce que parce qu'ils sont fous et que c'est un groupe culte (vidéo: ici)

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15 mars 2010

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BALMORHEA

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Arrivée du printemps, fonte des glaces: Bowsprit était la musique parfaite à écouter en cette fin d'après-midi. Voilà comment je me retrouve à chroniquer un groupe qui me tient à coeur, Balmorhea.  Se déclarant influencés entre autre par Debussy et Beethoveen, ces Texans font sonner leur banjo et languir leurs violoncelles dans des musiques dont les seules paroles sont ceux de leurs instruments. Dans l'opus All is Wild, All is Silent, des voix oui, mais samplées, des échos de fantômes naviguant autours d'arrangements capricieux et sauvages... Et c'est ce qui me fascine le plus chez Balmorhea, cette capacité à faire parler leur musique avec le langage de l'illustration poétique: essayez, lire du Jack London ou du Baudelaire, le tout soutenu avec Balmorhea, et vous n'êtes plus là. S'ils sont capables d'accompagner deux auteurs aussi distincts, cela tient à la différence de leurs albums: un bucolique et contemplatif, un autre torturé et troublant, le style balance entre folk instrumentale et post-rock, sans jamais vraiment s'arrêter complètement dans l'une ou l'autre de ces catégories.

Invitant souvent d'autres musiciens sur scène (comme Peter Broderick, qui m'avait gentiment offert le CD), on les retrouvera le 13 Avril 2010 en concert à Paris à l'Espace B en compagnie de Nils Frahm, autre ami intime de Peter (pour l'anecdote, je possède des photos compromettantes de cet homme), et étant tous de la même grande famille, vous risquez bel et bien de m'y retrouver (entrain de boire une bière avec cet homme compromis). En attendant, partez rêver, Balmorhea vous emmène à travers plaines et à travers mers.

(myspace)

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EP: River Arms / All is Wild, All is Silent / Constellations
Label: Western Vinyl
A écouter: Bowsprit / Truth / Night Squall / Baleen Morning

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APPALOOSA

"Your mouth is like a raspberry"

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Quelque chose dans la voix d'Anne-Laure Keib me rappelle un peu celle de Nico sur les parties parlées/chantées, une voix grave, assurée, véhiculant efficacement ses intentions avec peu de choses. C'est une rencontre à Berlin avec Max Krefeld qui va donner lieu à ce duo qu'est Appaloosa: beat disco-pop, voix mélancolique, des morceaux qui oscillent entre rythme et un presque spleen; et enfin ajouté à tout ça de l'electro douce, délicate et pourtant punchy à sa façon. On les remarque notamment sur une des compilations Kitsuné, et aussi et surtout souvent aux côtés de Chan Marshall: Anne-Laure est, en effet, une des meilleures amies de Cat Power. Ce qui n'est pas un gage de qualité à coup sûr, mais ici, ça l'est. Peu de titres sur Hype Machine malheureusement, je vous conseille néanmoins d'aller écouter le très chouette Sinister sur leur myspace. Appaloosa, c'est une musique sans vantardise, mais aussi deux personnes qui se sont trouvées et créent de manière sûre, avec talent.

(myspace)

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EP: The Day We Fell In Love
Label: Kitsuné
A écouter: The Day (We Fell in Love) / The Day (We Fell in Love) Todd Edwards Liturgical Remix

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08 janvier 2010

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FAN DEATH

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Tout le monde parle de Fan Death, d'où mon hésitation à faire un article tardif. Mais pour ceux ou celles qui n'ont pas suivi l'ascension de ce groupe, ce sera l'occasion de les découvrir puisque Dandilion Wind Opaine & Martha McKeever n'ont jamais autant été sous le feu des projecteurs; hé oui, les over-connus Vampire Week-end n'ont fait pas moins que de les choisir comme première partie de leur tournée (février 2010) tandis que leur premier album est annoncé pour Février. Alors. Changeons un peu d'horizon et d'univers: allant de la pop électronique à une disco/new-wave, Fan Death ose le élange et va même jusqu'à rendre le tout quelque peu symphonique. Un son sombre et funky en même temps, c'est possible. Et c'est même enrobé de couleurs, puisque les demoiselles n'hésitent pas à nous pondre des clips aux explosions de costumes et maquillages (rendant même hommage à leurs idoles, comme dans celui de Reunited: je peux vous aider en vous disant qu'on y trouve en vrac Marilyn Manson, Prince ou encore Bjork!). D'ailleurs mon côté fille l'emporte, j'ai remarqué qu'elle portait les mêmes chaussures rouges d'un clip à l'autre et je vous mets donc les deux. Bref, peu importe l'effusion qui les entoure, mes fesses apprécient de bouger sur leur musique, et les airs sont entêtants. Autrement dit, je les suis.

(myspace)

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EP: A Coin for The Well (Février 2010)
Label: Last Gang Records
A écouter: Reunited / Veronica's Veil / Cannibal

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A GRAVE WITH NO NAME

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Bon, puisqu'avec Trailer Trash Tracys je vous ai laissé sur le label No Pain in Pop, pourquoi pas continuer! A Grave With No Name, c'est Alex Shields. Et le groupe porte bien son nom au vu des tranquilles dizaines d'influences qu'il se trimballe sans pour autant qu'on aille jusqu'à les nommer: tout ce bordel cimenté autour de la voix cristalline et psychédélique d'Alex (la tombe) empêche le tout de ressembler à quelque chose existant déjà (sans nom). Non, on se retrouve entre les mains d'en enfant-poète ayant voulu expérimenter comme il le voulait (et avec Open Water, on se croirait dans un Alice au Pays des Merveilles sous ecstasy), sans direction, avec des bouts de chansons, des bouts d'idées flottantes et parfois surprenantes. Pourtant cette énergie créatrice fait mouche: un titre comme I Know How Long She Haunts This Place est une magnifique comptine (par exemple). C'est simple, l'album Mountain Debris n'a d'autre structure que celle du rêve. Soit on lui reproche son manque de sérieux, soit on se laisse littéralement emporter dans un capharnaüm d'influences et de sons très divers, créés pour et par l'imagination.

(myspace)


EP: Mountain Debris (2009)
Label: No Pain in Pop
A écouter: I Know How Long She Haunts This Place / Open Water / And We Parted Ways at Mt Jade

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TRAILER TRASH TRACYS


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Connus depuis la sortie d'un premier single Candy Girl et surtout grâce à leur tournée avec The XX, les londoniens Susanne Aztoria (Chant), Jimmy Lee (guitare) et Dayo James (batterie) nous offrent une musique contrastée entre une voix mélodique flirtant avec la pop et l'instru s'égarant à grands cris "guitareux" dans des voies plus obscures, à la limite de la dissonance. Ca donne un mélange de pop spectrale, un son vintage qui fait résolument penser à celui des Jesus and Mary Chains, en bref de la noise pop, du shoegaze, et trois titres qui mettent l'eau à la bouche. Il y a quelque chose d'un autre temps dans ce que le groupe nous propose pour l'instant, et surtout quelque chose de "reconnaissable". Une teinte, si vous préférez. Si vous n'avez pas encore eu la chance de tomber sur un de leur morceau depuis la rentrée, je ne peux que vous conseiller d'aller vous perdre dans ce joli mélange qu'est Trailer Trash Tracys. Il ne reste plus qu'à attendre le futur album.

(myspace)

 

EP: Candy Girl (2009)
Label: No Pain in Pop
A écouter: Candy Girl / Strangling Good Guys

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